Autant que j’ai pu le constater le monde des bibliothèques en milieu rural demeure, un
monde – assez – inconnu. Certes on voit ici et là des articles qui assurent la promotion
de véritables équipements de lecture publique dans les coins les plus reculés de nos
campagnes.
Un intérêt marqué s’est developpé pour les bibliothèques intercommunales. mais au
delà de quelques exemples emblématiques la réalité du monde rural est encore
méconnue des professionnels des bibliothèques.
Justement s’il y a méconnaissance, c’est peut-être parce qu’il y a – y aurait – d’un coté
les professionnels, dotés d’un statut et déclarés „acteurs de la lecture publique“, et de
l’autre les “bénévoles” des bibliothèques rurales, en lien (certes) avec les
professionnels des BDP. Je vais tenter mon propos aujourd’hui, d’en cerner la réalité
économique voire sociale au bénéfce des communes et plus globalement de la
difusion culturelle, et d’en souligner si possible les ambiguités et les richesses.

Tel est le titre de mon Intervention ABF au congrès de l’ABF le 21/05/2010 à Tours.

  Sur la liste ADBDP un message très intéressant, en date du 17 novembre…
 
“Suite à la fusion de plusieurs communautés de communes sur un bassin de vie de plus de 10   000 habitants, une médiathèque intercommunale en réseau est sur le point  d’intégrer plusieurs bibliothèques dont la plupart fonctionnent avec des équipes mixtes salariés/bénévoles, (voire même avec seulement des bénévoles). Il semblerait que la charte des bibliothécaires volontaires pose problème à la nouvelle collectivité qui assimile le travail des bénévoles à du travail illégal. Elle veut inciter les bénévoles à se constituer en association, plutôt que de leur faire signer une charte qui par là, engage également la collectivité sur différents points (frais d’assurance, de déplacements, etc…). Outre le travail illégal, leur argument est aussi que des collectivités de plus de 10 000 habitants sont trop importantes pour accepter des bénévoles.”
Voilà enfin des “personnes” qui se préoccupent de voir dans le travail des bénévoles un coté illégal. çà me plait bien, car j’ai toujours été choqué que pour la lecture publique, on trouve plutôt normal de confier des responsabilités (importantes) à des non-professionels, non-rénumérés. Pourquoi ne pas faire pareil pour l’éducation de nos chers petites têtes blondes ! Je rappelle que “lecture publique” est analogique à “Instruction publique”.
Une société qui ne se donne pas les moyens de rénumérer, de professionaliser ET de fonctionnariser  (c’est à dire reconnaitre le bien fondé sociétal d’une action) me semble bien mal en point. Mais on peut rêver d’autres politiques que celles menées depuis 1945.
Que l’on ne s’y méprenne pas:  je n’ai rien contre le bénévolat, ni contre des bénévoles, mais j’y vois des limites. Elles ne sont souvent pas celles d’ élus (de tous bords) qui voient dans les bénévoles et associatifs (de tout poil) que des personnes bienfaisantes au service de tous ! Mais leurs préoccupations ne sont pas les nôtres, surtout avant cette grande année électorale. Aussi en cette période de grands manoeuvres, regarder objectivement quelle société nous voulons demain et quelle place on veut que la lecture publique y occupe me semble être la bonne démarche.
Somme toute réclamer que la lecture publique soit menée au profit de tous par des personnes compétentes et rémunérées ne me semble pas illégal. Celà me rapproche des pompiers professionnels, qui se battent pour que les pompiers volontaires (pourtant recrutés sur des critères plus sérieux que nos b-volontaires) ne puissent accéder au statut de professionnel sans concours. Imaginez la même chose dans notre domaine ! Mme Truc-lecture, bonne âme volontaire à la bibliothèque de Bledperdu qui se retrouve demain sans “concours” , (cad sans validation des connaissances par un jury professionnel) à la tête d’une bibliothèque.
Non , je ne délire pas ! Attention seulement à la dérive.

1°) centralité !…

Au départ la Bibliothèque est CENTRALE. Elle assure aussi pour l’essentiel des fonctions de prêt (de livres). Même après la Décentralisation en 1982, elle demeure un service central au profit d’un réseau de bibliothèques.

à la BMA de Neuvy

LE réseau quant à lui est d’abord départemental. On parle DU réseau de bibliothèques qui sont des “bibliothèques relais”. Ceci porte à confusion , car les bibliothèques des communes de moins de 10000 habitants ne sont pas des services publics en lien hiérarchique avec la BDP. Même si le lien avec les bibliothèques locales demeure, malgré la volonté des professionnels, un lien d’une relative subordination.

subordination, ravitaillement

La BDP organise  son activité principale sur la base d’une relation lien directe de BDP à commune. Cette relation bilatérale vaut encore aujourd’hui pour la majorité des départements. Les acquisitions des bibliothèques comptent peu dans la masse de documents mis à disposition du public. Les bibliothèques sont alimentée suivant le principe du “ravitaillement” de la ciculaire de 1945.

Pour des raisons d’étendue géographique du département certaines BDP disposent d’annexes, dont l’activité est en tout point comparable à celui d’un site central et unique. Mais dans les années 1990 on va passer petit à petit de la notion de Réseau à la notion de RéseauX, souvent et principalement pour des raisons techniques, mais aussi pour des raisons politiques : la lisibilité politique de l’action du Conseil général et la montée en puissance des intercommunalités.

L’émergeance du réseau de service correspond à la prise en compte fonctionnelle de la territorialisation. L’organisation du service ne se fait plus ou plus seulement en fonction des critères d’organisation “classiques”, par publics – collections jeunesse et collections adultes – ou par support – sonothèque et vidéothèque. Le souci organisationnel se référe à l’organisation du territoire, et au rôle de conseil des BDP, notamment pour les constructions et aménagements de bibliothèque.

zonage de service et zonage politique :

L’activité “territoriale” de la BDP conduit à rassembler plusieurs bibliothèques proches géographiquement. Cette sectorisation du service ne remet pas en cause le fonctionnement global de la BDP, contrairement à un zonage “politique”.

Cependant, pour des raisons pratiques au moins, un bibliothécaire (terme générique) de la BDp peut être amené à suivre l’activité de plusieurs bibliothèques d’un secteur. Nommé, dans le cadre de cette fonction, référent-réseau (voire en Indre et Loire “Animateur de Réseau”), ce bibliothécaire suit l’activité des bibliothèques et anime les services de la BDp pour le secteur. Il est chargé d’organiser l’approvisionnement des bibliothèques locales du secteur déterminé et de développer les services de la BDP. Il contribue aussi au coté de l’équipe dirigeante de la BDP à participer au développement de la lecture dans ce secteur. On voit ainsi se développer des pratiques nouvelles de conseil qui visent à autonomiser les bibliothèques et de passer d’un lien de subordination à un lien de partenariat.

Le zonage géographique peut s’ajuster sur une sectorisation politique, en prenant les cantons comme référence (référence électorale du Conseil général), ou les intercommunalités.

Le canton : L’intégration de la BDP au sein de l’administration départementale a contribué à renforcer cette référence. Et à tout prendre, il est plus utile d’organiser le service de la BDP sur une base politique, car elle facilite le lien entre élus (du Conseil Général) et la BDP et de lui donner une identité.

L’intercommunalité : contrairement au „canton“ l’intercommunalité peut faire valoir une “prise de compétence” dans le domaine de la Lecture Publique. On assiste ainsi à un mouvement global plus ou moins fort suivant les régions françaises où les intercommunalités interviennent dans la mise en oeuvre de la Lecture Publique sur leur territoire, parfois même… sans lien avec la BDP et le Conseil Général. Toutefois, comme acteurs de la politique territoriale, les conseils généraux sont attentifs à accompagner les projets qui émergent dans les regroupements intercommunaux.

2°) Décentralisation

Par voie de conséquence la déconcentration des activités de la BDP, voire la décentralisation est un phénomène relativement nouveau dans la conception des missions des BDP, qui s’appuie sur la mission traditionnelle de solidarité documentaire. D’une part la bibliothèque communale (ou locale) s’affirme comme le lieu de ressource de proximité des usagers. D’autre part la Bibliothèque dite ”Tête de Réseau“ ou intercommunale s’affirme comme bibliothèque structurante d’un secteur géo-politique.

Que les missions de cette bibliothèque structurante le prévoient ou non, elle est amenée à servir de lien entre les bibliothèques du secteur et contribue à promouvoir une politique de lecture publique renforcée, par la présence de professionnels, par des fonds plus importants, par une politique d’animation plus prsente sur le territoire.

rôle des communes

Dans le cadre de la sectorisation, les communes et leurs municipalités sont directement interpellées sur leur stratégie de lecture publique et la mise en oeuvre de leur compétence. La bibliothèque locale demeure le lieu de lecture publique de plus grande proximité pour les usagers. Cependant aujourd’hui, dans le cadre du soutien de la BDP, il est sage d’envisager la mise en oeuvre de la politique sur la base d’un partenariat actif des bibliothèques entre elles. La BDP joue un rôle de fédérateur et d’animateur de la lecture publique sur le territoire cantonal ou intercommunal.

„Têtes de réseau“, Bibliothèques Municipales Associées :

L’implication politique ou fonctionnelle des différents acteurs aboutit à des “montages” variés, souvent adaptés aux conditions locales. On peut noter deux cas de figure:

1°) la volonté politique s’affirme : „création de Têtes de réseau“.

Dans ce cas, on voit l’émergeance de bibliothèques souvent appelées “tête de réseau”, pilotés dans le cadre de l’action territoriale du Cg, ou créées (harmonisées) par les intercommunalités. La BDP organise son service en prenant “comme point d’appui” ces bibliothèques qui peuvent servir de lieu d’échange de documents, passage unique du bibliobus, ou réserve départementale conjuguée avec les collections de la bibliothèque (publique) elle-même, ouverte au public individuel.

2°) La volonté fonctionnelle précède la volonté politique à l’exemple des Bibliothèques Municipales Associées d’Indre-et-Loire

La mise en oeuvre d’équipements structurants peut avoir été impulsée au départ dans un souci technique, par exemple de rapprocher les usagers (les bibliothèques locales). C’est le cas des Bibliothèques Municipales associées d’indre et Loire, ou des Médiathèques de Pays de la Drôme. Avec des nuances fonctionnelles elles assurent toutes de fonctions de mise à disposition de documents pour les bibliothèques rurales, servent de base arrière de la BDp (centrale), organisent la relation entre les bibliothèques et hébergent du personnel départemental de la BDP.

3°) concevoir un bâtiment “tête de réseau”

Notons tout d’abord que sous un vocable différent on retrouve des réalités proches: bibliothèques Tête de Réseau (Loir et Cher), Médiathèque de Pays (Haut-Rhin – Ille et Villaine), Bibliothèques Municipales associées (Indre-et-Loire), bibliothèques Intercommunales. Dans tous les cas les principes généraux de fonctionnement et les principes d’aménagement sont proches.

La décentralisation des services de la BDp en lien avec une bibliothèque municipale pose en premier lieu la question du stockage des documents en vue du prêt aux bibliothèques du réseau (local). Aujourd’hui, il est encore difficile de conjuguer les volontés de plusieurs collectivités. C’est pourquoi le cas le plus fréquemment rencontré est le stockage des documents dans des magasins identifiés BDP (Moselle)

En Indre-et-Loire les Bibliothèques Municipales associées fonctionnent sur le principe de mixité des fonds de la Bibliothèque Municipale et de la BDP : les lecteurs individuels de la commune ET les bibliothécaires volontaires des communes des cantons concernés font leur choix dans une collection unique qui provient des acquisitions des deux collectivités.

L’accueil des volontaires se fait soit à partir du bibliobus, et la décentralisation sur une “tête de réseau” s’assimile alors à une annexe de BDP, soit à la bibliothèque du canton ou de l’intercommunalité. dans ce cas, les mêmes questions posées pour l’accueil en BDP centrale se posent : conditions de l’accueil, cohabitation avec le public individuel, stockage des documents après le choix et avant leur livraison éventuelle. Il faut y ajouter le prêt de documents à plusieurs niveaux (et ses implications informatiques) : les documents de la BDP mis en rayons dans la bibliothèque intercommunale ou associée, sont prêtés à leur tour à des bibliothèques. Celles ci à leur tour vont les prêter à un public individuel.

Enfin comme force d’attraction et de centralité dans les territoires, ces bibliothèques jouent indéniablement un rôle moteur pour la formation des volontaires et l’action culturelle.

Un paysage en constante mutation

Ces quelques lignes sur la BDP en réseau et les bibliothèques du territoire départemental qui y contribuent ne peut solder toutes les questions posées par la lecture publique en milieu rural. Il s’est agi ici, non pas de présenter des modèles, voire des méthodes de travail, mais plutôt de pointer les différentes problématiques du développement particulier de ces (nouveaux) réseaux. La mutation des BDP depuis la Décentralisation autorise à penser que nous ne sommes qu’à une étape d’un mouvement d’ensemble. Les missions „traditionnelles“ demeurent, mais la Réforme Territoriale à venir nous amènera à repenser l’organisation de la solidarité territoriale dans le domaine de la Lecture Publique.

* Extrait d’un article à paraitre

Hier, le mari d’une de mes collaboratrices a succombé “des suites de sa maladie” – suivant l’expression consacrée. Philippe – c’est ainsi que je l’appellerai dans ce billet – était vigneron, dans ce bon pays de Touraine. Il y produisait un merveilleux vin de Vouvray dont la douceur, parfois pétillante, fait tant vibrer nos papilles. Mais voilà, pour produire le vin, il faut de longues heures de travail. Et à la mécanisation grandissante se sont ajoutés au fil des années des traitements (chimiques) de plus en plus sophistiqués. Pudiquement on a vite oublié que les produits déversés sur les plantes peuvent aussi être préjudiciables à ceux qui les utilisent. C’est ainsi qu’au bout du vignoble des troubles divers et variés, vertiges, évanouissements (une maladie qui ne dit pas son nom) ont eu raison de la vie de celui pour qui il n’y avait plus d’issue.

Voilà donc : lorsque nous dégusterons un petit verre, n’oublions pas le coût excessif de la production du nectar. Si l’alcool tue, la vigne enterre ceux qui lui apporte les soins.

Mais au final qui profite de la situation ?…  Il se pourrait bien que la vigne ne soit pas le seul secteur de production agricole qui pâtisse ainsi de l’appétit vorace de la chimie.

In memoriam

Que l’on soit bien d’accord ! Le congrès de Tours de l’ ABF n’a à priori rien à voir avec le Congrès (célèbre) de Tours de 1920 qui marqua la scission du Parti socialiste et du (nouveau Parti Communiste). Pour les amateurs éclairés j’indiquerai où se sont passés ces moments historiques.

Comme je suis un peu pressé voici ce que vous trouverez sur Wikipedia :

Le congrès de Tours est le 18e congrès national de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) du 25 décembre 1920 au cours duquel fut créée la Section française de l’Internationale communiste (SFIC, futur Parti communiste français — PCF).

Durant le congrès, la SFIO se divisa en trois camps.

  • Le premier, majoritaire, rassemblait les partisans de l’adhésion à la IIIe Internationale communiste, révolutionnaires (qui ne partageaient cependant pas toutes les 21 conditions des bolchéviks fondateurs, qui de fait ne furent pas votées lors du congrès). Il s’agissait surtout des plus jeunes dirigeants du parti soutenus par un très grand nombre de membres.
  • Le second camp, mené par Léon Blum et la majorité des élus, refusait totalement l’adhésion et souhaitait rester au sein de la IIe Internationale.
  • Le troisième camp était mené par une minorité acceptant l’adhésion, mais seulement sous certaines conditions. Ceux-ci, ne pouvant mettre en avant leurs revendications, se regroupèrent avec le second camp.

La SFIO se sépara donc en deux : d’une part la « Section française de l’Internationale communiste » (SFIC, futur PCF), majoritaire à Tours (3208 voix), et d’autre part la SFIO, minoritaire (1022 voix).

Cette scission fut suivie par celle de la CGT en 1921, avec la formation de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), de tendance communiste.

LE CONSEIL GENERAL D’INDRE-ET-LOIRE
Recrute par voie de mutation, de détachement ou après inscription sur liste d’aptitude
POUR LA DIRECTION DU LIVRE ET DE LA LECTURE PUBLIQUE
(Bibliothèque Départementale)
un(e) Conservateur Territorial de Bibliothèques
CHEF DE SERVICE DES PUBLICS, des NOUVELLES TECHNOLOGIES et de la LOGISTIQUE
-  ADJOINT au DIRECTEUR
(Poste à pourvoir à compter du 1er Février 2009)

Fonctions

Dans le cadre des activités de la Direction du Livre et de la Lecture Publique – acquisition et diffusion des documents, action culturelle diversifiée, création de bibliothèques, conseil aux personnels des bibliothèques communales, action sociale et promotion de la lecture – le chef de service des PUBLICS des NOUVELLES TECHNOLOGIES et de la LOGISTIQUE assure l’animation d’une équipe composée de 9 agents.

A ce titre il est plus particulièrement chargé de suivre pour l’ensemble de la Direction :
- de l’organisation de la logistique, de l’informatique (administration du SIGB et son évolution), des N.T.I.C et de l’accueil, suivi administratif et budgétaire de la direction, suivi de la gestion des ressources humaines,
- des modalités pratiques d’organisation des prestations aux bibliothèques, telles que l’animation, les expositions, la formation,
- le développement de la lecture publique auprès des différents publics spécifiques (personnes agées, petite enfance, etc…)
- les procédures internes : organisation de la logistique, de l’informatique, des NTIC et de l’accueil
- la politique  de la Direction en matière de ressources électroniques et d’offre de services en ligne
- les aspects « communication » : administration du site web de la Direction du Livre et de la Lecture Publique, animation d’un blog collaboratif, gestion d’une liste de diffusion, création d’un portail
- Au titre d’ Adjoint au Directeur, il assure également la suppléance générale et l’intérim du Directeur.

Il est en relation avec les Territoires de Lecture, les élus et les bibliothécaires bénévoles des communes, au sein de la Direction avec l’ensemble du personnel des autres services, au sein de l’administration générale du Conseil Général d’Indre-et-Loire avec les personnels et directeurs de la DGA « Vivre ensemble ».

Profil et Compétences

Ce poste nécessite une expérience en bibliothèque et la maîtrise des outils numériques et informatiques.

Rigueur, qualités d’écoute, aptitude à l’encadrement sont nécessaires pour occuper ce poste.

L’agent recruté est titulaire du permis B pour assurer les déplacements sur l’ensemble du département.

Merci d’adresser votre candidature accompagnée d’un curriculum vitae, de la copie de votre dernier arrêté de promotion d’échelon, de vos trois dernières fiches de notation et de vos diplômes à :
Madame la Présidente du Conseil général d’Indre-et-LoireDirection des Ressources Humaines
37927 TOURS CEDEX 9

affaire suivie par Sylvie TROUILLEBOUT, 0247314731 poste 69418, ou Martine GEST, poste 69417,

pour tout renseignement vous pouvez joindre Didier GUILBAUD, Directeur Direction du Livre et de la Lecture Publique au 0247547402 dguilbaud@cg37.fr

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Découvert sur le Blog Libreros cet article

Les droits du lecteur selon Pennac

redirigé du blog  de Luis Morales La Vida Rima (promoción artística como fin último de la felicidad) les Droits du lecteur, ceux que l’on connait bien de Daniel Pennac. Voici l’introduction à l’article (que l’on veuille bien m’excuser pour attendre un peu de traduire).

Todavía recuerdo el rostro incrédulo de mi chica mientras contemplábamos la Torre Eiffel desde el mirador de aquel parque en cuesta. ¿Para esto hemos venido a París? No podía entender qué tenía de especial aquel barrio alejado del centro, de calles sucias, rincones desconchados y esa mezcla de olores inmigrantes (flores de loto y cous-cous, África subsahariana y Europa transbalcánica). No podía entender mi absurda peregrinación, siguiendo los pasos de la familia Malaussène, hasta el corazón de Belleville.

La verdad es que la comprendo. Todavía no era adicta a la literatura directa y portentosa desplegada por Daniel Pennac en la saga dedicada a esta extraña familia, inaugurada con La felicidad de los ogros (1985) y continuada con gran éxito por otras cinco novelas de lo más negro y desternillante que he leído en los últimos años: El hada carabina (1987), La pequeña vendedora de prosa (1989), El señor Malaussène (1995), Los cristianos y los moros (1996) y Los frutos de la pasión (1999).

Pero Daniel Pennac es mucho más: profesor, observador y teórico de la sinceridad, publicó un ensayo a su estilo, Como una novela (1993), que, si no recuerdo mal, salió aquí, en España, en Anagrama, del que extraigo un texto dedicado a los derechos del lector. El primero de todos ellos es, paradójicamente, el derecho a no leer.

1 semaine qui conteIl y a peu j’ai publié sur TouraineMedia un billet sur Renée Robitaille (« Renée Robitaille, une conteuse, une vraie ! »). Outre l’aspect critique (enthousiaste) du spectacle (super spectacle) qu’il m’a été donné de voir à Chateau-Renault, grosse bourgade de 5000 habitants du Nord-Est de l’Indre et Loire, c’est l’aspect « notre rôle dans la diffusion culturelle » qui m’interpelle (comme on dit !)

En reprenant le premier programme du Festival de Contes que j’avais organisé en 1993 à Dunkerque « Une Semaine qui Conte », je me demandais ce qui me poussait ainsi à poursuivre 16 ans après des programmations de conteurs (Mais ceci sans nostalgie)…

Je ne suis pas programmateur de spectacles – par « je » je veux dire « nous », les bibliothécaires. Mais nous avons notre part et notre responsabilité dans la grande chaine de la diffusion culturelle. J’y vois plusieurs raisons, dont au moins celles-ci :

  • le « Conte » est un art authentique, je n’ose dire un « produit culturel » à part entière, même s’il peut (toujours) paraître marginal, face à l’hégémonie (oui, oui!) du SPECTACLE VIVANT. Pour ma part j’y crois (toujours).

  • J’y rencontre un public de plus en plus averti, mais un public de fond ! Ah ! Qu’est-ce qu’un public de fond? Pas des intellos, qui savent tout sur tout, bardé de références, mais des gens comme vous et moi (je ne dirai pas « simple » car cela a une connotation trop péjorative, bien que je sois un adepte de la simplicité volontaire). Ce public sait apprécier la parole vraie, et en particulier celle des conteurs, traditionnels ou non ! Souvent ce public est écarté de la Grande culture, mais ce sont pourtant ceux-là qui peuplent nos bibliothèques, mais aussi fréquentent les librairies (pas les branchées!), et participent à la vie locale de leur commune.

  • Une autre raison de garder la foi : Le « Conte » (terme bien entendu générique) est totalement adapté au monde rural. Il n’y a pas dans mes propos une volonté de séparer urbain et rural, mais par expérience le public répond mieux dans les communes rurales qu’en milieu urbain. C’est aussi une raison supplémentaire d’associer ce type de diffusion culturelle aux bibliothèques départementales, car elles sont nombreuses à être directement productrices ou associées à ces évènements. A titre d’exemple la BDP de Lot-et-Garonne , le 8ème festival « A haute voix » de la Nièvre, Au fil du Conte (département de la Charente). L’ADBDP, lors de ses journées d’étude de 2002 en avait dénombré 20 (BDP) directement impliquées et 3 associées (Organisation de festivals de contes par les bibliothèques départementales : synthèse de l’enquête de l’ADBDP par Marie-Claude Julié). N’oublions pas l’implication des Foyers ruraux dans « Mots d’hiver : conteurs en milieu rural », ou « Conteurs en Campagne ». Une preuve supplémentaire de la complicité entre monde rural et conte (sans nostalgie et sans passéisme).

Dans ce paysage de sinistrose, j’avais envie d’écrire ce billet. Quand quelque chose va bien (en particulier pour soi) et qui a du sens (pour beaucoup) pourquoi ne pas le dire ? DG

Témoignage  d’un ancien étudiant de la Humboldt-Universität devenu depuis conservateur de bibliothèque*

Septembre 1973. J’arrive à Berlin, gare de Friedrichstrasse. Je franchis l’espace international et me retrouve à la station de U-Bahn, seul à la recherche de la cité universitaire où je vais loger. Etudiant germaniste, je fais partie de ces quelques étudiants français qui ont l’occasion – peut-être même le privilège – d”avoir été accepté comme étudiant à la Humboldt Universität. Je vais bientôt loger à quelques stations de là. Tout près, un grand mur entoure une zone d’activité… Ce mur là, je l’ai revu il y a deux ans: c’est le vestige que les allemands (de l’est) ont gardé DU MUR !Le mur (Juin 2006)

Novembre 1989: mes antennes m’ont alerté depuis plusieurs jours, voire semaines des évolutions politiques et sociales de la RDA. Bien que je n’ai plus de contact depuis 15 ans avec mes amis d’antan – allemands ou non, je suis ce qui se passe avec fébrilité. Dans mon appartement de Dunkerque, je regarde la télévision, et je ne dormirai pas de la nuit, tant ce qui se passe me passionne, m’interpelle et m’émeut ! cette date signera mon retour en Allemagne et toute une introspection pour comprendre ce qui s’est passé depuis 1973 !

DG

NB. Présent aux journées d’études des Bibliothécaires allemands en juin 1990  à Regensburg, je rencontre beaucoup de collègues allemands de la-bas (drüben!) et je menerai une étude sur les bibliothèques allemandes dans la Tourmente (c’est ma traduction volontairement orientée de “die Wende”= le tournant) qui sera publiée dans le bulletin de l’ABF (Juin 91)

*publié en commentaire sur le blog de la Bibliothèque de Toulouse:  Que faisiez-vous le soir où le mur est tombé :

Je vois que – au cours que cet été chaud – on se réveille à propos du projet de réforme territoriale. Moi aussi je m’interroge…. Mais après avoir suivi avec attention les mouvements du début d’année et observé çà et là les réactions, et quitte à passer un peu pour ringard, je ne suis pas totalement opposé à une réforme quand bien même ce qui est proposé ne ressemble pas au bouleversement fondamental que j’appelle de mes vœux.

Si l’essentiel réside – pour l’essentiel et pour ce qui nous concerne, dans les départements – dans l’abandon des financements croisés , l’abandon de la clause de compétence, et l’élection de conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, il n’y a pas là une vraie grande révolution. Mais que personne n’en profite pour penser qu’il fait trop chaud dans mon bureau et que du coup j’adhère aux projets de Sarkozy !

Les financements croisés :

Je reste convaincu qu’il faut – pour les citoyens – une plus grande lisibilité de l’action publique. Lorsqu’il y a création d’une bibliothèque municipale, j’ai pu observer que la commune rafle généralement tout le crédit médiatique de l’opération, quand bien même la part communale du financement de l’équipement ne dépasse pas 50%. L’identité des autres acteurs reste toujours floue : le Conseil Général est considéré comme tiroir caisse, plutôt que partenaire. C’est la raison pour laquelle je verrai d’un bon oeil que les conditions de subvention soient liées à l’engagement d’une (vraie) démarche partenariale de la part des communes ou intercommunalités (mais çà ce n’est pas tout à fait dans le projet de loi !).

Il faut aussi nuancer l’article 36 du projet de loi :
- 50% oui, mais les conseils généraux et régionaux conservent la posssibilité de financer des projets hors champs de compétence (Quel intérêt du coup de l’abandon de la clause de compétence ?) . Il faut lire aussi « 30% de la commune pour ce qui relève du renouvellement urbain » (notion large) et « 10 % pour ce qui relève des monuments classés ».
- Par contre le projet de loi exclut les financements des régions et départements pour les associations, fédérations et clubs sportifs. Sans vouloir faire de discrimination, lorsqu’on connaît par exemple les coûts générés par les passage d’un club de football de ligue 2 à ligue 1, je trouve la mesure plutôt rassurante.

La clause de compétences :

Sur la Clause de compétence, j’ai eu déjà l’occasion de m’exprimer : outre la difficulté de comprendre de quoi il s’agit, où est là encore la lisibilité de l’action publique si tout le monde intervient à tous les étages ? En tant que citoyen, je préfererais que l’on sache vraiment qui fait quoi et qui est responsable de quoi. Sans compter qu’à force d’intervenir dans tous les domaines, les Conseils Généraux ont pris le risque de marginaliser les domaines qui relèvent de leurs compétence. Ainsi de la lecture publique, qui après un engouement certain dans les années 80, fait aujourd’hui pâle figure face à toutes ces politiques beaucoup plus médiatiques. Je vois plutôt – par la loi -  l’intérêt, dans le cadre de la coopération entre les collectivités de faciliter toutes formes de partenariats.

On notera aussi dans le projet de loi que les communes conservent toutes compétences d’intérêt local, et que par ailleurs toute compétence ou partie de compétence devrait être attribué à une seule collectivité, ce qui permettra de clarifier le rôle des uns et des autres… Pour ce qui concerne la lecture publique, par rapport à la situation que nous connaissons aujourd’hui, il serait utile à mon sens d’y travailler encore.

Election et intercommunalité des conseillers territoriaux :

Elus pour 6 ans les conseillers territoriaux gagneraient en lisibilité (qui connaît ses conseillers régionaux ?) et les exécutifs en stabilité. 6 ans, celà ne me semble pas mauvais pour asseoir une politique – 3 ans, c’est trop peu.

Enfin la mise en œuvre d’un schéma départemental de coopération intercommunale d’une part et une révision de la notion d’intérêt communautaire me semblent pouvoir déboucher sur d’autres formes de coopération. J’ai depuis longtemps plaidé pour que la compétence lecture publique de proximité soit intercommunale : que peut-on faire au dessous d’un seuil de population de 5000 habitants, où il est difficile d’envisager des recrutements professionnels, des vrais bâtiments adaptés à tous les publics, une politique de développement du numérique et des budgets d’acquisition corrects ?

Pour conclure provisoirement, je ne vois pas que du mal dans des réformes de structures qui pourraient nous amener à terme à un véritable calage territorial à l’échelle de l’Europe, avec trois grandes strates : l’Europe, les Régions, les Intercommunalités. Non, non, je ne m’égare pas. Je crois que cela figure en filigrane du projet de loi. Cette réforme n’est à mon sens qu’une étape.

Et puis changer, après tout c’est vivre !

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