Témoignage  d’un ancien étudiant de la Humboldt-Universität devenu depuis conservateur de bibliothèque*

Septembre 1973. J’arrive à Berlin, gare de Friedrichstrasse. Je franchis l’espace international et me retrouve à la station de U-Bahn, seul à la recherche de la cité universitaire où je vais loger. Etudiant germaniste, je fais partie de ces quelques étudiants français qui ont l’occasion – peut-être même le privilège – d »avoir été accepté comme étudiant à la Humboldt Universität. Je vais bientôt loger à quelques stations de là. Tout près, un grand mur entoure une zone d’activité… Ce mur là, je l’ai revu il y a deux ans: c’est le vestige que les allemands (de l’est) ont gardé DU MUR !Le mur (Juin 2006)

Novembre 1989: mes antennes m’ont alerté depuis plusieurs jours, voire semaines des évolutions politiques et sociales de la RDA. Bien que je n’ai plus de contact depuis 15 ans avec mes amis d’antan – allemands ou non, je suis ce qui se passe avec fébrilité. Dans mon appartement de Dunkerque, je regarde la télévision, et je ne dormirai pas de la nuit, tant ce qui se passe me passionne, m’interpelle et m’émeut ! cette date signera mon retour en Allemagne et toute une introspection pour comprendre ce qui s’est passé depuis 1973 !

DG

NB. Présent aux journées d’études des Bibliothécaires allemands en juin 1990  à Regensburg, je rencontre beaucoup de collègues allemands de la-bas (drüben!) et je menerai une étude sur les bibliothèques allemandes dans la Tourmente (c’est ma traduction volontairement orientée de « die Wende »= le tournant) qui sera publiée dans le bulletin de l’ABF (Juin 91)

*publié en commentaire sur le blog de la Bibliothèque de Toulouse:  Que faisiez-vous le soir où le mur est tombé :

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