Que l’on soit bien d’accord ! Le congrès de Tours de l’ ABF n’a à priori rien à voir avec le Congrès (célèbre) de Tours de 1920 qui marqua la scission du Parti socialiste et du (nouveau Parti Communiste). Pour les amateurs éclairés j’indiquerai où se sont passés ces moments historiques.

Comme je suis un peu pressé voici ce que vous trouverez sur Wikipedia :

Le congrès de Tours est le 18e congrès national de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) du 25 décembre 1920 au cours duquel fut créée la Section française de l’Internationale communiste (SFIC, futur Parti communiste français — PCF).

Durant le congrès, la SFIO se divisa en trois camps.

  • Le premier, majoritaire, rassemblait les partisans de l’adhésion à la IIIe Internationale communiste, révolutionnaires (qui ne partageaient cependant pas toutes les 21 conditions des bolchéviks fondateurs, qui de fait ne furent pas votées lors du congrès). Il s’agissait surtout des plus jeunes dirigeants du parti soutenus par un très grand nombre de membres.
  • Le second camp, mené par Léon Blum et la majorité des élus, refusait totalement l’adhésion et souhaitait rester au sein de la IIe Internationale.
  • Le troisième camp était mené par une minorité acceptant l’adhésion, mais seulement sous certaines conditions. Ceux-ci, ne pouvant mettre en avant leurs revendications, se regroupèrent avec le second camp.

La SFIO se sépara donc en deux : d’une part la « Section française de l’Internationale communiste » (SFIC, futur PCF), majoritaire à Tours (3208 voix), et d’autre part la SFIO, minoritaire (1022 voix).

Cette scission fut suivie par celle de la CGT en 1921, avec la formation de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), de tendance communiste.

Advertisements