Sur la liste ADBDP un message très intéressant, en date du 17 novembre…
 
« Suite à la fusion de plusieurs communautés de communes sur un bassin de vie de plus de 10   000 habitants, une médiathèque intercommunale en réseau est sur le point  d’intégrer plusieurs bibliothèques dont la plupart fonctionnent avec des équipes mixtes salariés/bénévoles, (voire même avec seulement des bénévoles). Il semblerait que la charte des bibliothécaires volontaires pose problème à la nouvelle collectivité qui assimile le travail des bénévoles à du travail illégal. Elle veut inciter les bénévoles à se constituer en association, plutôt que de leur faire signer une charte qui par là, engage également la collectivité sur différents points (frais d’assurance, de déplacements, etc…). Outre le travail illégal, leur argument est aussi que des collectivités de plus de 10 000 habitants sont trop importantes pour accepter des bénévoles. »
Voilà enfin des « personnes » qui se préoccupent de voir dans le travail des bénévoles un coté illégal. çà me plait bien, car j’ai toujours été choqué que pour la lecture publique, on trouve plutôt normal de confier des responsabilités (importantes) à des non-professionels, non-rénumérés. Pourquoi ne pas faire pareil pour l’éducation de nos chers petites têtes blondes ! Je rappelle que « lecture publique » est analogique à « Instruction publique ».
Une société qui ne se donne pas les moyens de rénumérer, de professionaliser ET de fonctionnariser  (c’est à dire reconnaitre le bien fondé sociétal d’une action) me semble bien mal en point. Mais on peut rêver d’autres politiques que celles menées depuis 1945.
Que l’on ne s’y méprenne pas:  je n’ai rien contre le bénévolat, ni contre des bénévoles, mais j’y vois des limites. Elles ne sont souvent pas celles d’ élus (de tous bords) qui voient dans les bénévoles et associatifs (de tout poil) que des personnes bienfaisantes au service de tous ! Mais leurs préoccupations ne sont pas les nôtres, surtout avant cette grande année électorale. Aussi en cette période de grands manoeuvres, regarder objectivement quelle société nous voulons demain et quelle place on veut que la lecture publique y occupe me semble être la bonne démarche.
Somme toute réclamer que la lecture publique soit menée au profit de tous par des personnes compétentes et rémunérées ne me semble pas illégal. Celà me rapproche des pompiers professionnels, qui se battent pour que les pompiers volontaires (pourtant recrutés sur des critères plus sérieux que nos b-volontaires) ne puissent accéder au statut de professionnel sans concours. Imaginez la même chose dans notre domaine ! Mme Truc-lecture, bonne âme volontaire à la bibliothèque de Bledperdu qui se retrouve demain sans « concours » , (cad sans validation des connaissances par un jury professionnel) à la tête d’une bibliothèque.
Non , je ne délire pas ! Attention seulement à la dérive.
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