Bravo ! Voilà un article et un engagement qui mérite toute notre attention.  J’approuve d’autant plus que – pour une fois- l’auteur (les auteurs) ne voi(en)t pas la Culture uniquement sous le seul angle du spectacle vivant. On a vu depuis un certain nombre d’années combien la culture évènementielle a ses limites, et la culture de l’argent aussi…

Aujourd’hui, il y a urgence à refonder la culture, les cultures même, ce qui n’exclut pas la modernité, le patrimoine, et l’expression artistique.

Je voudrais en particulier partager avec vous ces quelques lignes:

« Sortir des logiques de communication et de l’événement

La politique culturelle s’est dangereusement banalisée et aseptisée dans une stratégie de communication et d’image de marque. Le mouvement a débuté dans les années 1980, dominées par les valeurs de l’efficacité, de l’argent et de la vitesse. L’extase et le vertige ont masqué la profondeur de la crise économique, sociale et culturelle. Si la politique de Lang, du moins lors de son premier mandat a eu des effets très positifs, ceux-ci ne se sont guère confirmés sur la longue période. Une politique n’est pas faite de la juxtaposition d’événements : les actions pour le livre, le patrimoine ou la musique… ne doivent pas se manifester une seule fois dans l’année. Or seul semble compter ce qui s’inscrit comme un éclair au firmament médiatique. On ne se pose pas la question des traces ; on ne s’interroge pas sur la manière de faire perdurer les effets. Un événement ne vaut, pourtant, que s’il se prolonge dans la durée et dans l’espace. »

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