Didier GUILBAUD, Octobre 2013

Didier GUILBAUD, Octobre 2013

 Directeur du Livre et le la lecture Publique au Conseil général d’Indre-et-Loire, ancien Président de l’ Association des Directeurs des Bibliothèques Départementales, je fais valoir ses droits à la retraite après 16 ans au service de la lecture publique en Indre-et-Loire. C’est donc mon ancienne adjointe, Mathilde Chauvigné, qui assure sa succession. Une transmission bien préparée qui devrait permettre de suivre les projets avec succès.

Madame, monsieur, bibliothécaire en Indre-et-Loire,

Au terme d’une carrière quasi exclusivement consacrée à la Lecture Publique, et après (presque) 16 ans à la Direction de la Bibliothèque Départementale de Touraine, je fais valoir – suivant l’expression consacrée – mes droits à la retraite. Je voudrais ici, après avoir remercié mes collaborateurs, c’est à dire celles et ceux qui ont oeuvré à mes cotés à la DLLP pendant ces années, m’adresser dans cette lettre aux bibliothécaires du réseau.

Si du coté du Conseil Général, la « consigne » m’avait été donnée de moderniser l’outil de lecture publique du Département, qu’en était-il du « réseau » de bibliothèques, il y a 16 ans? Ceux qui étaient en Indre-et-Loire avant mon retour au pays, savent que l’action de la « BDT » était essentiellement marquée par le passage épisodique d’un bibliobus à la fois en prêt direct, en dépôt dans les bibliothèques et dans les écoles. Sans revenir sur le sujet, par trop affectif pour certains, les résultats de la lecture publique, en nombre de lecteurs et en prêt de livres était bien en deçà de ce qu’il aurait dû être. Pour la simple raison que le département ne disposait pas d’un réseau suffisant de bibliothèques. La création de plus d’une cinquantaine de bibliothèques et la mise en oeuvre de bibliothèques structurantes dans le réseau permet aujourd’hui de disposer des outils utiles à la mise en oeuvre d’une politique partagée de la lecture publique « digne de ce nom ». Je voudrais ici remercier les élus, les bibliothécaires volontaires et professionnels, et en général tous ceux qui se sont engagés sur ce chemin difficile, pour un résultat qui n’était pas gagné d’avance.

Le plus important néanmoins a pourtant été – dans le cadre de l’animation de ce réseau – de donner un sens à la mission de celles et de ceux, qui au quotidien oeuvrent pour la lecture publique, ou du moins ont la motivation d’offrir à un public large et varié l’occasion de rencontrer la lecture en dehors du cadre strictement scolaire. La mise en oeuvre de la formation – extrêmement sommaire en 1998 – a permis de dégager les axes d’un socle de connaissances et de pratiques indispensables à la réalisation de cette mission, ainsi que de développer des approches culturelles, fonctionnelles, actives qui enrichissent le travail des bibliothécaires de tous ordres. Si moi-même, je n’ai cessé tout au long de ma carrière de m’enrichir de la formation et du partage, je suis convaincu que cette approche, non seulement évite de se « scléroser » mais au contraire permet de garder la motivation pour la lecture publique vive et active.

Je ne voudrais pas oublier dans ces quelques lignes le rôle que l’action culturelle a pu jouer dans l’évolution des bibliothèques dans le département. Alors que celle-ci se réduisait au prêt d’expositions, nous avons pu développer un ensemble de propositions culturelles – que d’autres départements nous envient – qui n’auraient pu voir le jour sans l’engagement au cotés de la DLLP des acteurs de terrain. Bien entendu, je quitte avec regret le Festival de Conteurs, dont la première édition avait vu le jour en décembre 1998, et qui bénéficie d’un renom qui dépasse les frontières du département.

Enfin je n’oublie pas l’engagement de la DLLP au bénéfice des bibliothèques du réseau pour ce que l’on appelle les « nouvelles technologies »: l’informatisation d’un nombre important de bibliothèques en Indre-et-Loire et la mise à disposition d’outils numériques utiles voire aujourd’hui indispensables à la gestion et l’animation d’une bibliothèque municipale.

Aussi pour tout ceci – et pour bien d’autres actions que je n’ai pas cité explicitement – je voudrais saluer à l’occasion de mon départ celles et ceux qui ont oeuvré avec moi pour le bénéfice de la Lecture Publique et se sont engagés dans cette belle aventure du Service Public de la lecture. Qu’ils en soient ici remerciés.

Didier Guilbaud

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